Claude Giot

Claude Giot

Claude Giot nous a quittés le 31 mars 2004.
Il a été :

Le professeur

Professeur de percussions au Conservatoire de Clermont-Ferrand, Claude Giot a formé de nombreux élèves, maintenant titulaires de postes ou de pupitres éminents au sein de formations prestigieuses et/ou de conservatoires.

Le directeur artistique

Directeur artistique de l’ensemble Akroma, Claude Giot a assuré en outre la direction musicale du Canto General Auvergne et du Forum International des Percussion, devenu un temps fort du calendrier estival dans le monde de la percussion.
Il a fondé en 1999 le premier Concours International de Vibraphone.

Le chef d’orchestre

Brillant premier prix de percussions, de trompette et de cornet, Claude Giot possédait comme musicien une large pratique orchestrale qui l’a fait régulièrement collaborer avec les orchestres nationaux de Lyon, de Bordeaux, de Strasbourg, de Toulouse et l’orchestre d’Auvergne et côtoyer les plus grands :
– parmi les solistes, Maurice André, Montserrat Caballé, Samson François, Ivry Gitlis, Ruggero Raimondi, Itzhak Perlman, Mstislav Rostropovitch et Rudolf Serkin,
– parmi les chefs, Charles Dutoit, Théodore Guschlbauer, Michel Plasson et Alain Lombard.
En 1995, il a collaboré avec Michel Legrand et les chœurs du Canto General Auvergne pour le 100e anniversaire du cinéma.
Il a également dirigé pendant sept ans le Clermont Seventh Art Orchestra, spécialisé dans les musiques de film, et avec lequel il a ouvert le festival de Cannes en 1990.
En 2004, il a fondé le Film Harmonique Orchestra, orchestre à géométrie variable, véritable réservoir de musiciens de talents, pouvant assurer des spectacles de la plus petite à la plus grande des formations orchestrales.

Le compositeur

Parmi les maîtres de l’écriture contemporaine, Claude Giot a côtoyé André Jolivet et Olivier Messiaen.
Également compositeur lui-même, il est notamment l’auteur de Roeckquiem, première messe des morts en musique, œuvre originale lyrique-rock aux intonations d’aujourd’hui, dont la création en mai 1987 a été saluée d’abondance par la critique.

Pour le Canto General Auvergne, il a surtout été :

L’humaniste… son très cher directeur musical qui, par ses qualités humaines, son professionnalisme, sa fidélité et son enthousiasme a su dynamiser le chœur et l’entraîner dans le travail d’œuvres originales, riches et variées.

Le Canto General Auvergne lui sera toujours reconnaissant pour les échanges et les concerts inoubliables qui n’auraient jamais pu se concrétiser sans lui.